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mano a mano

LES FALKLANDS, L’OR DU POULPE

1 Septembre 2017, 16:51pm

Publié par mano a mano

Un film d'Agnieszka Ziarek
26' / France 3 / Thalassa

Plus de deux cents îlots perdus dans le sud de l’océan Atlantique, à  12 000 kilomètres des côtes européennes, à plus de trois jours de voyage par avion, voici les Falklands, des confettis de l’Empire britannique, des confettis du  bout du monde.

Jusqu’en 1982, les quelques 2 000 sujets de Sa Majesté vivent modestement des revenus générés par la vente de la laine de mouton, ils sont éleveurs, agriculteurs. Personne alors ne s’intéresse à la mer.

 

En avril 1982, les troupes du général argentin  Galtieri envahissent ces îles situées à moins de 500 kilomètres des côtes de l’Amérique du sud et qu’ils revendiquent sous le nom de « Malvinas »

Margaret Thatcher envoie des troupes britanniques en renfort, les Argentins sont chassés des îles.

Commence alors  le début de la prospérité des Falklands. Pour contrer et prévenir toute nouvelle incursion de la marine argentine, les Britanniques instaurent « une zone d’exclusion », puis une « zone de protection de la pêche » de plus de  200 kms autour de l’archipel. Dans ces eaux territoriales protégées, les poissons, les mollusques, mais surtout, deux espèces de calmars, l’ILLEX et le LOLIGO, très prisés des Européens et des Asiatiques, se multiplient.

Les habitants des Falklands n’ont aucun bateau de pêche, ils vont donc vendre des licences d’exploitation à des armateurs étrangers, asiatiques pour la plupart. Et c’est le jack pot- Au début des années 90, le budget de l’état est multiplié par 7, il rapporte plus de trente millions par an aux caisses de l’état.

Le paysage de l’île change, on construit des routes, un hôpital, des écoles.

Laurie Bullter est le  symbole le plus éclatant de la récente prospérité des Falklandais.

Il était boucher, il est devenu armateur. Il roule en LandRover 4X4 , passe 2 à 3 mois de vacances avec sa femme en Europe ou en Amérique du Sud. Sa société reverse plus d’un million d’euros de taxes à l’état. C’est l’argent de la pêche.

Glenda et Niels profitent indirectement de cette manne venue de la mer.

Ils étaient éleveurs de moutons, ils sont devenus gentlemen-farmers, et se sont tournés vers le tourisme écologique.

Pendant la saison, des centaines de touristes viennent jusqu’à leur ferme, au bord de l’Océan, pour pique-niquer, se reposer, ou bien faire des randonnées à cheval.

Ce qui n’était pas possible encore quelques années l’est devenu grâce à la construction d’une route qu’empruntent les voitures des touristes.

 

En mer, de nuit, des centaines de pêcheurs asiatiques, continuent d’assurer malgré eux, et dans des conditions misérables, la prospérité de tous les habitants des Falklands…